Bibliothèque

La S.A.L. met à disposition de ses membres, pour consultation et/ou emprunt, un fonds riche de plus de 1200 ouvrages liés aux sciences du ciel et de l’espace, auxquels s’ajoutent des numéros de périodiques spécialisés.

Les sujets autant que le niveau de lecture sont diversifiés. L’emprunt est gratuit, consenti pour une durée d’un mois et renouvelable sur demande.

La bibliothèque et son bureau d’emprunt est maintenant située au rez-de-chaussée de l’Institut de physiologie. Elle ouvre avant chaque conférence, de 18 h 30 à 19 h 30.



Pour renforcer encore la disponibilité du service sans passer par une multiplication des jours et heures d’offre de service (impossible en pratique), il est dorénavant possible d’obtenir une ouverture sur rendez-vous, une manière de rendre la Bibliothèque capable de jouer son rôle quand les membres en ont envie ou besoin. Les coordonnées du bibliothécaire se trouvent en début de chaque bulletin Le Ciel : un contact téléphonique ou par écrit permettra de trouver une date convenant à chacun pour une ouverture « privée ».


Nouveau à la bibliothèque

Une nouvelle synthèse de physique subatomique se joint au catalogue, et son titre, Dans le tourbillon des particules, peut se comprendre de plusieurs façons au fil de la lecture des différents chapitres. C’est par une introduction sur le développement de l’atomisme que commence cet ouvrage signé par Marco Zito, et le reste s’en tient à cette succession grosso modo chronologique. Malgré cette organisation, le ton n’est ni historique, ni biographique : l’accent est plutôt mis sur les découvertes expérimentales et la physique appliquée, même quand la démarche théorique a très notablement défriché le terrain (comme à propos de l’antimatière par exemple). Chaque section raconte donc le soulèvement d’un coin de voile, de la nature de la lumière en passant par la radioactivité, la mise au point des armes nucléaires et des générations successives d’accélérateurs de particules, jusqu’aux questionnements très contemporains sur l’unification des interactions fondamentales ou les formes de matière et d’énergie exotiques que l’on qualifie habituellement de « noires » ou « sombres », faute de savoir quoi que ce soit à leur propos. L’auteur a entamé la rédaction de son livre avec la certitude qu’une présentation compréhensible du modèle standard de la physique des particules était possible. Le résultat rend justice à cette conviction, et sans recourir à des métaphores alambiquées ou fonder les explications sur l’analogie, les notions importantes sont exposées clairement et honnêtement, en utilisant pertinemment le vocabulaire des physiciens.

En lien direct avec la conférence de ce mois de mars, la Bibliothèque met en circulation une monographie sur la planète Jupiter. Ce résumé des connaissances « pré-Juno » sur la planète géante a été composé par Thérèse Encrenaz et James Lequeux, et ce n’est pas leur première collaboration pour la maison d’édition Belin. Le livre n’est pas bien épais (une centaine de pages), mais condense tout le savoir accumulé et possède le mérite important d’exister en français dans sa version originale. L’ouvrage commence, sans surprise, par une évocation des observations antiques. Ce que l’on trouve détaillé à propos de Jupiter vaut aussi pour les autres planètes, ces astres n’étant pas étudiés individuellement à l’époque, mais comme des éléments d’un système plus large, dont seule la description globale avait du sens. Le fait de limiter les explications à une seule planète possède l’avantage, plutôt inattendu, de les rendre plus faciles à comprendre. Le premier chapitre représente dès lors une introduction intéressante à l’astronomie ancienne. Avant de faire l’objet d’études physiques, Jupiter s’est rendu utile dans l’astronomie appliquée, et les auteurs rappellent à juste titre que les observations des principaux satellites joviens ont rendu service à la diffusion du système copernicien, à la mesure de la vitesse de la lumière, et à la détermination des longitudes en mer, trois accomplissements loin d’être négligeables. Les chapitres sur l’exploration par sondes sont relativement peu développés, et aucun récit digne du nom ne se trame concernant les missions Pioneer, Voyager et Galileo. Les renseignements collectés par une demi-douzaine de survols rapprochés et un satellite artificiel se retrouvent cependant dispersés dans des segments thématiques sur l’intérieur, l’atmosphère, le champ magnétique, les anneaux, les satellites. Les derniers chapitres reconsidèrent Jupiter dans son contexte, ou ses contextes : le décor astronomique d’abord, quand un grand nombre de travaux de mécanique céleste concourent à donner une importance de premier plan à Jupiter dans la structuration du Système solaire ; le contexte de la recherche scientifique ensuite, car la plupart des exoplanètes découvertes auprès des autres étoiles de la Galaxie sont imaginées comme directement comparables à Jupiter. Que ce rapprochement soit pertinent ou non, un bout de chemin reste à parcourir avant d’en avoir la certitude.


Gaëtan Greco

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